Épisode 4

18h18 c’est l’heure idéale pour se raconter des histoires, surtout si elles sont écrites par Karin Serres !
Découvrez tout de suite l’épisode 4 de la légende de l’Écume des Vents !

Pour imprimer votre épisode du jour, c’est par ici !

Et pour l’écouter, c’est juste ci-dessous !

Typographie : Copyright (c) 1994-6 Steve Mehallo. All Rights Reserved.
Texte : Karin Serres

Quand l’Île de Sein rencontre la Pointe du Raz

Ce samedi 27 avril signait la dernière visite de la Pointe du Raz pour l’Écume des Vents. Les enfants de la MJC La Marelle de Scaër étaient donc les derniers participants de l’Écume des Vents à fouler le fameux bout du monde du Finistère, et a écouter les histoires rocambolesques d’Antoine ! Mais surtout, ils ont eu l’immense honneur de préparer le vallon pour la grande fête en saupoudrant sur cet endroit sacré du sucre et du sel.

Après un bon repas dans le vallon de la Pointe du Raz, les enfants ont pu arpenter les sentiers de cette langue de lande si célèbre en écoutant les conseils avisés d’Antoine pour protéger et préserver ce grand site naturel.

Sous un soleil brillant et un ciel azur, la visite s’est découpée en cinq étape ! Tout d’abord, les enfants ont appris à lire le paysage le paysage de la Pointe du Raz grâce à un jeu ludique et pédagogique, constitué d’un tapis et de cartes illustrées. Les enfants doivent déterminer ce que l’on voit, ce que l’on peut voir et que l’on ne verra jamais à la Pointe du Raz.

Ensuite vient l’heure de la découverte du sens « Pointe du Raz ». Que signifie « Raz » ? Antoine prend alors le temps d’expliquer aux enfants que non, ce n’est pas une nouvelle orthographe pour le petit rongeur trapu que l’on connait tous, mais que les « raz » sont des courants marins assez violents, souvent situés dans des endroits étroits. C’est parce qu’elle se trouve au cœur du Raz de Sein que notre pointe fétiche porte ce nom si atypique.

Pour cette dernière visite, le guide Antoine était accompagné de François Spinec qui est le passionné-passionnant du groupe de Scaër mais qui est surtout un ligneur de l’Île de Sein. Il a pu raconter aux enfants la vie sur une île et son métier de ligneur.

Troisième étape du voyage au bout du monde pour les enfants de Scaër : le sémaphore. Ils ont ainsi pu apprendre le rôle du sémaphoriste, maillon important de la chaîne de la surveillance maritime. A l’abri du vent, sous le sémaphore, Antoine a proposé un deuxième jeu : toujours une lecture de paysage, mais sonore cette fois-ci. Après avoir identifié ce que l’on peut voir à la Pointe du Raz, les enfants ont déterminé quels étaient les sons typiques de notre célèbre langue de terre.

La quatrième étape était probablement une des plus attendus par les enfants. Lors d’une petite pause au bunker du sentier, Antoine s’est mis à raconter des histoires ancestrales comme l’histoire de la Ville d’Y et même des légendes venues d’ailleurs jusqu’à raconter aux enfants une légende très spéciale, qui les concerne tout particulièrement : celle de l’Écume des Vents.

Après cette pause bien méritée et ce voyage à travers l’imaginaire du Finistère, les enfants se sont dirigés vers la ville d’Audierne pour la dernière étape de leur journée. Sur le ponton du port, ils ont pu découvrir le Patience, le bateau de pêche de François Spinec. Ce dernier s’est employé à présenter son bateau en détail et à raconter son métier de ligneur : quels poissons pêche-t-il, avec quelles techniques, …

François Spinec fait partie de l’Association des ligneurs de la Pointe Bretagne. Cette association prône les valeurs d’une pêche durable et agit pour respecter les ressources marines de nos mers et océans.

La journée s’est ainsi terminéé, dans le port d’Audierne, les enfants avec des étoiles plein les yeux et leurs petites têtes remplies de souvenirs !

Mission Koï Nobori : accomplie !

Le vendredi 26 mars signait la fin de deux semaines de création et de coloriage pour les enfants de l’Écume des Vents. Une partie de l’équipe a continué d’arpenter les routes du Finistère afin de terminer les poissons Koï Nobori avec tous les enfants du projet.

Souvenez-vous, en février, lors de la venue de l’équipe artistique en Finistère, les enfants ont découvert qu’ils allaient pouvoir faire voler des poissons. En effet, la légende de l’Écume des Vents raconte que poussé par les vents salés de la mer, tous les poissons et tous les étages de l’océan jaillissaient des fonds marins pour venir se rassembler dans les airs, au-dessus de la lande et des enfants.

Cette année, c’est le grand retour de la fête de l’Écume des Vents et après une si longue pause, les enfants se sont inquiétés : « et si les poissons ne savaient plus voler ? s’ils ne se souvenaient pas où aller en sortant de l’eau ? ».

Nous avons donc décidé de créer un banc de poissons volant, pour inviter les vrais poissons de l’océan à venir voler au dessus de la Pointe du Raz. Mais avant de les faire voler lors du Grand Jour Dit, il fallait bien les décorer. Si le mois de février était consacré à la face A, celui de mars était dédié à la face B.

La consigne était la suivante : le deuxième coté du poisson doit être identique au premier côté. Certains enfants ont pris cette règle très à la lettre, jusqu’à mesurer au millimètre près les éléments de leur poisson ! Pour ce qui est des couleurs, lors du premier atelier, nous avions demandé aux enfants de noter les codes couleurs des stylos-peinture, ainsi nous avons pu facilement retrouver les couleurs utilisées.

Maintenant que tous les Koï Nobori sont décorés des deux côtés, il ne nous reste plus qu’à les accrocher pour les faire voler au-dessus de la lande lors du Grand Jour Dit.

Comme vous pouvez le voir sur la photo à gauche, toutes les couleurs portent un numéro qui nous permet de les identifier facilement et pouvoir dire « avec le jaune 006, il vaut mieux mettre un orange 085 ! ».

Normalement, l’attribution des stylos revient toujours à un membre de l’équipe de l’Écume des Vents. Nous connaissons les numéros des couleurs par cœur et nous sommes devenus des professionnels pour indiquer quel vert va le mieux avec le jaune 006 ! Cependant, pendant le dernier atelier Koï Nobori, à Plogoff, la sollicitation des enfants pour « tenir le magasin de feutres » était telle de la part des enfants que nous n’avons pas pu refuser de déléguer cette tâche. Les enfants s’en sont donné à cœur joie pour chercher les bonnes couleurs et distribuer les stylos à tout và !

En exclusivité pour vous : Malo, le nouveau « marchand » de stylo en pleine réflexion pour trouver la couleur parfaite !

Épisode 3

18h18 c’est l’heure idéale pour se raconter des histoires, surtout si elles sont écrites par Karin Serres !
Découvrez tout de suite l’épisode 3 de la légende de l’Écume des Vents !

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Typographie : Copyright (c) 1994-6 Steve Mehallo. All Rights Reserved.
Texte : Karin Serres

Une matinée dans la peau de Pierre Mollo

Chose promise, chose due : les élèves de l’école Thomas Donnard ont eu la chance de passer la matinée dans la peau de Pierre Mollo !

En effet, ce jeudi 18 mars, Pierre Mollo réalisait sa dernière intervention au sein de la classe de CM1 – CM2 de Penmar’ch. Au programme : pêche à pied et analyse de plancton.

Quelle chance d’avoir une école au bord de l’eau, surtout quand il s’agit d’aller pêcher. Munis de leurs bottes et de cannes à plancton, les enfants se sont dirigés vers la plage afin de procéder à la pêche du plancton. Sous les conseils avisés de Pierre, ils ont plongé les bouteilles dans l’eau afin de récolter les microscopiques êtres vivants qui vivent dans notre bel océan Atlantique.

Au retour en classe, les élèves ont pu analyser leur pêche fructueuse et ainsi découvrir tous les micro-organismes qu’ils côtoient au quotidien. Diatomée, copépodes, … tout le monde était au rendez-vous ! Comme pour l’atelier précédent, Pierre a demandé aux élèves d’observer puis de dessiner ce qu’ils pouvaient voir dans la lentille du microscope.

Une chose est sûre, après avoir observé le plancton vivant près de chez eux, les enfants ne boiront plus la tasse de la même manière !

Pierre a terminé cette dernière intervention en montrant un extrait du documentaire « La Voix des Océans ». C’est une symphonie de la mer créée par Antonio Santana, mise en image par le réalisateur Jean-Yves Collet et sous la direction scientifique de notre célèbre compagnon du plancton : Pierre Mollo ! Pour avoir un petit aperçu, c’est par ici.
Il était très fier de nous montrer cette docu-symphonie qui n’est autre qu’une ode au monde marin, afin de sensibiliser les enfants à la protection des espèces des mers et des océans.

Et même si nous sommes sûrs de revoir Pierre, c’était très émouvant de se dire que ce jeudi marquait la dernière intervention de notre compagnon du plancton préféré. Alors, un grand merci Pierre pour le partage de ton expérience, pour tes anecdotes, pour ton temps mais également pour ta joie de vivre communicative et cette passion qui t’anime. Nous sommes très chanceux d’avoir croiser ta route !

À très bientôt, pour de nouvelles aventures !

Épisode 2

18h18 c’est l’heure idéale pour se raconter des histoires, surtout si elles sont écrites par Karin Serres !
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Texte : Karin Serres

MJC Ti an Dud – Douarnenez – atelier théâtre #2

Ça y est : on rentre dans le vif du sujet avec le groupe Théâtre de la MJC Ti an Dud de Douarnenez. Une grosse recherche autour des mouvements des nuages puis du travail autour du texte « Les nuages enthousiastes » de Karin. On pense tenir une piste pour une première boucle à 16 nuages. Après 2h30 de concentration, nous étions tous fatigués mais contents du premier résultat. La suite le 17 avril…  vivement !

Une journée au goût salé pour Scaër

Il y a un mois, les parents des enfants de la MJC La Marelle de Scaër ont été conviés à une réunion top secrète, pendant laquelle le projet de l’Écume des Vents leur a été présenté. Ils étaient au courant de tout : de la venue de Ciconia Ciconia jusqu’à la réalisation de poisson Koï Nobori, en passant par une visite de la Pointe du Raz. Bien sûr, il leur a été expressément demander de ne rien dire à leurs enfants afin de garder la surprise. Surtout pour le spectacle Ciconia Ciconia, dont la mise en scène repose sur l’effet de surprise.

Ce samedi 13 mars, la MJC La Marelle de Scaër se préparait à passer une journée en immersion totale dans l’Écume des Vents. Le programme présenté aux enfants était le suivant : Nolwen de Très Tôt Théâtre vient passer la journée à la MJC pour, dans un premier temps, leur présenter le projet de l’Écume des Vents et dans un second temps réaliser un atelier artistique.

Le vrai programme était : une matinée avec Ciconia Ciconia et un atelier Koï Nobori pour une après-midi haute en couleurs.

A leur arrivée, les enfants ont donc rencontré Nolwen, coordinatrice du projet de l’Écume des Vents (mais surtout complice de Ciconia Ciconia !). Ensemble, ils ont discuté du projet, de la fête du grand jour dit et surtout de la légende. Cette fameuse légende avec ses 16 épisodes, écrite par Karin Serres, qui conte l’histoire de l’Écume des Vents, du début des préparatifs jusqu’ au déroulé de la grande fête.

 

Alors que Nolwen lisait tranquillement aux enfants les premiers épisodes de la légende, un étrange animal à fait une entrée fracassante dans la MJC.

Une cigogne venait de passer la porte, visiblement épuisée et assoiffée. Une fois ré-hydratée, elle s’est assise avec les enfants afin de se présenter et s’excuser de son entrée fracassante. Mais comprenez, cela fait plusieurs jours qu’elle marche : elle arrive tout droit de Zinguichor, au Sénégal.
Ciconia Ciconia est une cigogne un petit peu spéciale. En effet, suite à un quiproquo, elle se retrouve avec les rémiges coupés et ne peut donc plus voler ; situation quelque peu embarrassante à l’heure de la grande migration. Portée par les encouragement de sa meilleure amie et par son propre courage, Ciconia Ciconia prend la décision de faire le chemin de Zinguichor jusqu’à sa ville de naissance Breuschwickersheim, en Alsace… à pattes !

Les enfants ont été captivés par l’histoire rocambolesque de cette jeune cigogne qui traverse le détroit de Gibraltar à la nage, fait du stop et sympathise avec des routiers mais surtout marche sans jamais perdre de vue son objectif, même dans les moments les plus durs.

Ciconia Ciconia c’est une histoire de confiance en soi, en les autres, de résilience et d’empathie que la comédienne Camille Perreau partage alors avec les enfants, et après chaque représentation, elle prend le temps d’échanger avec eux sur leur ressenti, leurs émotions et leur compréhension de ce spectacle hors norme.

Après cette représentation époustouflante, Camille Perreau, la comédienne de Ciconia Ciconia prend le temps d’échanger avec les enfants sur la compréhension du texte et les différentes émotions que ce dernier véhicule.

Après cette matinée riche en rencontres, en histoires et en surprises, les enfants ont enfin découvert quel était le fameux atelier artistique de l’après-midi. Avant l’arrivée de Ciconia Ciconia, Nolwen avait juste eu le temps de parler aux enfants des poissons volants, qui poussés par les vents salés de la mer se réunissaient au dessus de la lande avec les enfants, poussés eux par les vents sucrés de la Terre, lors de la grande fête de l’Écume des Vents. Une transition parfaite vers un après-midi haut en couleurs pendant lequel les enfants ont décoré leurs poissons koï nobori qui voleront au dessus de la Pointe du Raz lors du grand jour dit.

Camille Perreau a alors délaissé son costume de cigogne pour animer cet atelier d’art plastique. Après quelques explications, les adultes comme les enfants ont pu choisir la forme de leur poisson puis y apposer les motifs de leur choix, tout ça avec leurs couleurs préférées, afin de décorer leur Koï Nobori à leur goût.

Durant cet atelier, et pour continuer cette journée riche en rencontres, les enfants ont également fait la connaissance de Cécilia Ferrario, une des deux danseuses de l’Écume des Vents qui viendra leur apprendre la danse rituelle au fil des mois.

Pendant toute la durée du projet, les enfants de la MJC de Scaër seront suivis par le club photo de la MJC, qui nous offre aujourd’hui ces superbes clichés des enfants et des différents intervenants. Merci à eux pour ces photos de qualité qui permettent une véritable immersion dans l’Écume des Vents.

Atelier les abysses du vent #1

Les enfants de la classe de CE2-CM1-CM2 ont débuté leur projet dans le projet ce vendredi avec Camille. Un ambitieux projet d’art plastique mettant en scène le monde invisible des tréfonds de l’océan et de notre légende. En 5 ateliers ils vont travailler sur deux types de suspensions monumentales (en tout cas à l’échelle de la classe). Nous allons utiliser la technique du papier collé, type papier mâché.

Vendredi 12 mars, les enfants ont donc passé une journée entière à faire de l’art plastique, un temps précieux pour pouvoir justement prendre le temps de réfléchir, essayer et changer nos habitudes. Les enfants ont «dessiné» avec du fil de fer recuit de couleur puis ont commencé à «colorier» leurs formes avec du papier calque trempé dans de la colle blanche. Cette journée venteuse nous a bien accompagnée car à 13h30 toutes les formes avaient séché dans la cour grâce au courant d’air !

L’étape suivante a consisté en un collage de papier très fin de couleur pour créer des motifs changeants et joyeux dans une ambiance de fonds marins imaginaires.

Deux petits groupes ont aussi commencé notre première « maxi méduse » en partant d’un ballon de baudruche de 90 cm de diamètre (oui oui rien que ça).

Une journée où l’on manipule en volume notre trait de crayon et où les formes prennent vie. Une journée de colle blanche et de pinceaux qui créent un froissement de motifs. Une journée les mains dans la matière, en bref un vendredi idéal et ce n’est pas que moi qui le dit 🙂

Atelier son École de Penmarc’h #2

Approfondissement de la découverte de l’atelier précédent. Les élèves ont bien conservé dans leur mémoire les codes, gestes et sons que nous avions élaborés ensemble. Nous augmentons le nombre de sons disponibles ce qui permet de construire de plus amples tableaux sonores.

Nouvelle matière aussi avec les mots de Karin Serres pour des « échanges » ou « battle » de proverbes bretons ou imaginaires.

Cette fois, on enregistre chaque production pour permettre de l’écouter et ainsi savoir les moments faibles ou au contraire (et ils sont plus nombreux !!) les moments forts.

Nous avons utilisé une nouvelle technique : le scan, mais ce sera pour la prochaine fois pour les explications…